Les lits froids posent problème
9 juillet 2012
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Bien que De Saussure se révéla un grand scientifique, il fût également un des tout premiers à révéler le sentiment de la nature et de la fascination que peuvent exercer les montagnes sur les hommes.
Extrait d’une lettre de De Saussure à sa femme, écrite lors de son séjour au col du Géant en juillet 1788 :
» Dieu, la magnifique nuit ! Que ces neiges et ces rochers,dont l’éclat est insoutenable à la lumière du soleil,
forment un étonnant et délicieux spectacle à la douce clarté de la lune ! Quel magnifique contraste ces rocs de granit rembrunis et découpés avec tant de netteté et de hardiesse formaient au milieu de ces neiges brillantes !
Quel moment pour la méditation ! De combien de peines et de privations semblables moments ne dédommagent-t-il pas ! L’âme s’élève, les vues de l’esprit semblent s’agrandir, et au milieu de ce majestueux silence, on croit entendre la voix de la nature et devenir le confident de ses opérations les plus secrètes. «


Rousseau n’a pas séjourné à Meillerie, qui était un petit village de Savoie situé au bord du Léman près d’Evian, sauf pour une brève excursion en septembre 1754, mais il en a fait un site célèbre de son roman La Nouvelle Héloïse. Il fut l’un des premiers à célébrer les paysages de montagne :
« Vous savez qu’après mon exil du Valais, je revins il y a dix ans à Meillerie attendre la permission de mon retour. C’est là que je passai des jours si tristes et si délicieux, uniquement occupé d’elle, et c’est de là que je lui écrivis une lettre dont elle fut si touchée. Je me faisais un plaisir de lui montrer d’anciens monuments d’une passion si constante et si malheureuse. Ce lieu formait un réduit sauvage et désert ; mais plein de ces sortes de beautés qui ne plaisent qu’aux âmes sensibles et paraissent horribles aux autres. Un torrent formé par la fonte des neiges roulait à vingt pas de nous une eau bourbeuse, et charriait avec bruit du limon, du sable et des pierres. Derrière nous une chaîne de roches inaccessibles séparait l’esplanade où nous étions de cette partie des Alpes qu’on nomme les glacières, parce que d’énormes sommets de glace qui s’accroissent incessamment les couvrent depuis le commencement du monde. Un grand bois de chênes était à gauche au delà du torrent, et au-dessous de nous cette immense plaine d’eau que le lac forme au sein des Alpes nous séparait des riches côtes du pays de Vaud, dont la cime du majestueux Jura couronnait le tableau. » (La Nouvelle Héloïse, IVe partie, lettre 17) Rousseau et la Savoie
Auteur : Mireille VEDRINE
Voici un livre qui ressemble à un western, mais son héros existe. C’est Franz Weber, jounaliste bâlois inconnu qui, un jour, a décidé de sauver, à lui tout seul, la vallée suisse de l’Engadine, en provoquant, jusqu’à les faire reculer puis renoncer, promoteurs, technocrates et financiers.
Cette première action n’était que le début d’un combat qu’il n’a cessé de livrer depuis, en France, en Suisse, en Allemagne, jusqu’en Afrique, menant au combat toutes les bonnes volontés, au point de déclencher une véritable campagne internationale en faveur de l’écologie.
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commentaires de lecteurs ….Un grand livre, un vrai pour tout ceux qui aiment la montagne. La montagne, mot un peu vague.. Il ne s’agit pas de la montagne des grands alpinistes ni de la montagne de l’extrême, mais la montagne des alpages et des hommes. La montagne de ces petits villages un peu perdus, petits coins de paradis, comme il en existe encore. Livre à lire pour tout ceux qui ont envie de se retrouver projeté sur un sentier, dans la forêts ou des les alpages, avec ses senteurs, ses lumières et ses hommes.
Une analyse froide et sans concession des mécanismes financiers et politiques qui ont fait des Alpes françaises le plus grand domaine skiable du monde.
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http://www.frison-roche.com/ Voici un roman qui aura marqué toutes les générations d’alpinistes en herbe, et tous les amoureux de la vraie montagne.
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