Collectif Veille Montagnes

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Pour un Chablais nature

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Protection et aménagement de la montagne en Chablais et ailleurs

13 juillet 2012

François Labande : Sauver la Montagne

Cet ouvrage a été primé au Salon du Livre de Montagne de Passy, en août 2005, avec la mention spéciale du prix des pays du Mont-Blanc, dans la catégorie « romans et documents ».

« Les principaux problèmes du monde sont le résultat de la différence entre la façon dont la nature opère et la façon dont l’homme pense. »
Cette phrase de Georges Bateson, que Carlo Alberto Pinelli cite dans sa magistrale préface au présent ouvrage, est à la base de l’engagement et de la réflexion de l’auteur dans le combat pour la conservation des espaces naturels.
En France, dans les années soixante, la création des parcs nationaux et la mise en place d’un « Plan-neige » engagèrent les régions de montagne sur deux voies contradictoires : aménagement et protection. Malgré les tentatives de concilier ces deux approches, le Goliath-aménageur n’a eu de cesse de vouloir piétiner le David-protecteur.
Cette situation a amené à la création du Mountain Wilderness, à l’initiative d’alpinistes parmi les plus célèbres du monde entier : Reinhold Messner, Haroun Tazieff, Carlo Alberto Pinelli. Ce mouvement, centré sur la défense de la montagne, va fédérer les associations de protection et remettre en question les choix de développement axés sur une vision matérialiste de la montagne.
En quinze ans, l’action de ces défenseurs d’une approche écologique a apporté des succès marquants, mais aussi des déconvenues. Elle contribue toutefois à freiner les décideurs dans leurs velléités à utiliser la montagne à des fins lucratives ou commerciales.
Sauver la montagne a pour objectif de présenter des témoignages et informations sur l’ensemble des démarches effectuées pour protéger la montagne, et plus particulièrement celles de Mountain Wilderness qui est actuellement la fédération la plus importante dans ce domaine. L’auteur invite vivement à développer une réflexion de fond sur notre rapport aux espaces sauvages, et à relancer le débat sur les sujets sensibles qui engagent l’avenir des régions concernées.
François Labande, co-fondateur de Mountain Wilderness, est aussi un montagnard chevronné. Il est l’auteur de nombreux guides d’alpinisme, de ski de randonnée et de randonnée pédestre. Il a également publié des textes de réflexion sur la montagne et la pratique de l’alpinisme.

J.Pierre Courtin :  Protéger la Montagne

Ingénieur forestier, licencié en droit, après avoir commencé sa carrière à l’Office National des Forêts, a été directeur du Parc naturel régional du Vercors. Chargé des problèmes Environnement et Montagne à la Direction Départementale de l’Agriculture et de la Forêt de la Haute-Savoie. Administrateur de la FRANA 74.


Dans un tout autre registre, on pourra s’instruire  en lisant les  ouvrages suivants :

http://www.valdabondance.com/vallee/culture/livres/andre-crepy/why.php

Mémoires d’un maire de Montagne
Livre écrit par M. André Crépy
Maire de Châtel de 1971 à 2001Dans ce coffre à mémoire le lecteur et l’électeur découvriront cet univers étonnant où un Chatellan revenu au pays, se passionne et s’investit pour rattraper le temps perdu.
CHATEL a dix ans de retard sur les stations voisines comme MORZINE ou Les GETS, quand André Crépy rentre du Gabon. Il va falloir mettre les bouchées doubles. Il s’y emploiera en négligeant quelquefois les textes administratifs et la réglementation légale, mais la bonhomie et l’intelligence rusée du personnage au chapeau surmonteront ces obstacles.On apprendra ainsi comment, avec son adjoint comparse du moment, André Vuarand et toute l’équipe municipale, celui qu’on surnomme le bulldozer, le TGV ou le Rambo des PDS, aménagera le domaine skiable du Linga /Près la Joux. Rachètera le secteur de Super Châtel. Etablira une liaison avec Avoriaz bravant les interdits. Il sera d’ailleurs condamné et absout par la grâce présidentielle !
Les cadenas sauteront sur ce procès que la commune gagnera contre l’Etat au sujet du Lac de Vonnes.
Il révélera pourquoi il créera une SEML et embauchera le percepteur de la valléed’Abondance comme directeur.
Comment aussi en véritable visionnaire, il ira chercher un canon neige en Suède pour faire face aux années sans neige… Comment encore l’homme au petit chapeau, tyrolien montera à Paris pour ramener une étape du tour de France véritable tour de force.
On découvrira l’homme d’ouverture, qui pour améliorer la communication, les espaces touristiques culturels et sportifs de sa commune, soutiendra les actions associatives, allant même jusqu’à promouvoir un R’bath au rang de 1er adjoint faisant fi des nombreuses critiques du moment.
Des vérités restaient à dire… elles sont dites et ne plairont pas forcément à tout le monde, mais André Crépy maire de Châtel durant 30 ans, a-t-il vraiment cherché à plaire ?
Par ce livre, il propose la conclusion, d’une carrière politique bien remplie avec ses réussites, ses obstacles.. .et ses écueils.
Une façon de remettre le clocher au milieu du village.

Revue de presse…Les années 80’s, Le Club Alpin Français du Léman et des particuliers commencent à réagir.


L’histoire d’Avoriaz, c’est avant tout une histoire d’hommes que le hasard a fait se rencontrer et qui a permis à ces terres d’alpage exploitées depuis le XIIe siècle de devenir l’une des plus fameuses stations de ski internationales. Comment Jean Vuarnet, alors jeune champion olympique, prit-il en mains la destinée de ces champs de neige ? Comment son chemin croisa-t-il celui de Gérard Bremond qui, grâce à Avoriaz, deviendra le PDG de Pierre & Vacances, l’un des plus grands groupes d’immobilier de loisirs en Europe ? Comment de jeunes architectes allaient-ils avoir autant de liberté pour créer en site vierge une station à l’architecture aussi singulière ? Comment ce décor naturel allié à autant de fantaisie architecturale allait-il composer une alchimie fantastique et donner naissance à un festival qui marquera à jamais la renommée de la station ? Les réponses à cette énigme dressent «  la fresque émouvante des peuples des montagnes »  

Glénat, 2004 – 199 pages
Si Courchevel, La Plagne, Megève, Chamrousse, Les Arcs, Avoriaz et bien d’autres stations de ski des Alpes sont célèbres dans le monde entier, les hommes qui les ont imaginées et façonnées sont souvent restés dans l’ombre. Fruit d’une enquête menée durant deux ans par le journaliste Philippe Révil et le photographe Raphaël Helle, avec l’appui de la Fondation pour l’action culturelle internationale en montagne (FACIM), ce livre retrace le parcours de ces  » pionniers  » qui crurent au développement des sports d’hiver et jouèrent un rôle déterminant dans l’aménagement touristique de la montagne. Qu’ils aient été hauts fonctionnaires, ingénieurs, promoteurs, architectes, champions de ski, guides de haute montagne ou alpagistes, tous étaient animés par le désir de créer une activité économique en altitude, dans un contexte où la montagne se dépeuplait et où il fallait innover pour vivre au pays. Même si certaines de leurs réalisations ont ensuite été critiquées, la majorité d’entre eux étaient bien davantage stimulés par le piment de l’aventure et l’envie d’entreprendre que par la recherche du profit. Vingt-deux témoignages accompagnés de vingt-deux portraits photographiques retracent ainsi une épopée qui a changé à tout jamais le visage de la montagne. Ce sont ceux d’Émile Allais, Gilbert André, Michel Bezançon, Yvon Blanc, Laurent Boix-Vives, Honoré Bonnet, Gérard Brémond, Jean Cattelin, Laurent Chappis, Denis Creissels, Georges Cumin, Antoine Favre, Roger Godino, Christine Goitschel, Maurice Grimaud, Jacques Labro, Pierre Lainé, Pierre Montaz, Paul Rambeaud, Guy Rey-Millet, Élisabeth Viallet et Michel Ziegler.

2009 11 FRAPNA Eric Ferraille

La Grande Interview

Les grands classiques de la littérature alpine.

5 juin 2012


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  • Horace-Bénédict de Saussure

    est né le 17 février 1740 à Conches près de Genève. À l’âge de six ans, Saussure entre au collège public de Genève. En 1754, il entre à l’université et termine ses études cinq ans plus tard, avec une thèse sur la chaleur. Passionné par l’altitude, il se rend en 1760 à Chamonix pour admirer le Mont-Blanc dont il décide d’atteindre le sommet. En 1762, il est nommé, à 22 ans, professeur de philosophie à l’académie de Genève.
  • En 1765, après son deuxième voyage au Mont-Blanc, il se marie avec Albertine Boissier. Une année plus tard, il fait le tour du massif du Mont-Blanc par l’Allée Blanche. À l’automne 1768, il devient membre de la Royal Society après une visite en Grande-Bretagne. Deux ans plus tard, il entreprend à nouveau un tour du Mont-Blanc et l’année qui suit, il publie le premier volume de ses Voyages dans les Alpes. En 1786 il offre une prime à celui qui atteindrait le sommet du Mont-Blanc, ayant conscience que seul un montagnard expérimenté peut réaliser cette ascension : le 8 Août 1786, le guide Jacques Balmat et le docteur chamoniard Michel Paccard y parviennent.
  • En 1787, il retourne à Chamonix pour effectuer l’ascension du Mont-Blanc. Il atteint le sommet le 3 août, à 11 heures du matin, accompagné de Balmat. En 1796, il publie les volumes 3 et 4 des Voyages dans les Alpes. Le 22 janvier 1799, Horace-Bénédict de Saussure meurt. Il est enterré au Cimetière des Rois à Genève.
  • Son influence a été tellement grande qu’aujourd’hui, un collège genevois (équivalent du lycée français) localisé au Petit-Lancy porte le nom de collège de Saussure. Le lycée privé de Combloux (Haute-Savoie, France) est également placé sous la patronage de H.-B. de Saussure, ce qui montre que sa mémoire n’a pas été perdue au pays du Mont-Blanc.
Bien que De Saussure se révéla un grand scientifique, il fût également un des tout premiers à révéler le sentiment de la nature et de la fascination que peuvent exercer les montagnes sur les hommes.
Extrait d’une lettre de De Saussure à sa femme, écrite lors de son séjour au col du Géant en juillet 1788 :
 
 » Dieu, la magnifique nuit ! Que ces neiges et ces rochers,dont l’éclat est insoutenable à la lumière du soleil,
forment un étonnant et délicieux spectacle à la douce clarté de la lune ! Quel magnifique contraste ces rocs de granit rembrunis et découpés avec tant de netteté et de hardiesse formaient au milieu de ces neiges brillantes !
Quel moment pour la méditation ! De combien de peines et de privations semblables moments ne dédommagent-t-il pas ! L’âme s’élève, les vues de l’esprit semblent s’agrandir, et au milieu de ce majestueux silence, on croit entendre la voix de la nature et devenir le confident de ses opérations les plus secrètes. « 

Jean-Jacques Rousseau


 
Rousseau n’a pas séjourné à Meillerie, qui était un petit village de Savoie situé au bord du Léman près d’Evian, sauf pour une brève excursion en septembre 1754, mais il en a fait un site célèbre de son roman La Nouvelle Héloïse. Il fut l’un des premiers à célébrer les paysages de montagne :

« Vous savez qu’après mon exil du Valais, je revins il y a dix ans à Meillerie attendre la permission de mon retour. C’est là que je passai des jours si tristes et si délicieux, uniquement occupé d’elle, et c’est de là que je lui écrivis une lettre dont elle fut si touchée. Je me faisais un plaisir de lui montrer d’anciens monuments d’une passion si constante et si malheureuse. Ce lieu formait un réduit sauvage et désert ; mais plein de ces sortes de beautés qui ne plaisent qu’aux âmes sensibles et paraissent horribles aux autres. Un torrent formé par la fonte des neiges roulait à vingt pas de nous une eau bourbeuse, et charriait avec bruit du limon, du sable et des pierres. Derrière nous une chaîne de roches inaccessibles séparait l’esplanade où nous étions de cette partie des Alpes qu’on nomme les glacières, parce que d’énormes sommets de glace qui s’accroissent incessamment les couvrent depuis le commencement du monde. Un grand bois de chênes était à gauche au delà du torrent, et au-dessous de nous cette immense plaine d’eau que le lac forme au sein des Alpes nous séparait des riches côtes du pays de Vaud, dont la cime du majestueux Jura couronnait le tableau. » (La Nouvelle Héloïse, IVe partie, lettre 17)  Rousseau et la Savoie
Auteur : Mireille VEDRINE

 
Voir le lien :
http://www.meillerie.com/pages/litterature/rousseau-et-les-romantiques-a-meillerie.html
 
 
 

Franz Weber  :    Des montagnes à soulever

Voici un livre qui ressemble à un western, mais son héros existe. C’est Franz Weber, jounaliste bâlois inconnu qui, un jour, a décidé de sauver, à lui tout seul, la vallée suisse de l’Engadine, en provoquant, jusqu’à les faire reculer puis renoncer, promoteurs, technocrates et financiers.

Cette première action n’était que le début d’un combat qu’il n’a cessé de livrer depuis, en France, en Suisse, en Allemagne, jusqu’en Afrique, menant au combat toutes les bonnes volontés, au point de déclencher une véritable campagne internationale en faveur de l’écologie.

 SAMIVEL  :Le Fou d’Edenberg 

commentaires de lecteurs ….Un grand livre, un vrai pour tout ceux qui aiment la montagne. La montagne, mot un peu vague.. Il ne s’agit pas de la montagne des grands alpinistes ni de la montagne de l’extrême, mais la montagne des alpages et des hommes. La montagne de ces petits villages un peu perdus, petits coins de paradis, comme il en existe encore. Livre à lire pour tout ceux qui ont envie de se retrouver projeté sur un sentier, dans la forêts ou des les alpages, avec ses senteurs, ses lumières et ses hommes.

 


Danielle Arnaud  La neige empoisonnée 

Une analyse froide et sans concession des mécanismes financiers et politiques qui ont fait des Alpes françaises le plus grand domaine skiable du monde.

Roger Frison-Roche Premier de cordée

http://www.frison-roche.com/ Voici un roman qui aura marqué toutes les générations d’alpinistes en herbe, et tous les amoureux de la vraie montagne.

Walter Bonatti  

   A mes montagnes

A mes montagnes, reconnaissant, infiniment, pour le bien-être intérieur que ma jeunesse a retiré de leur sévère école 
Commentaires de lecteur : 
J’ai grimpé tout jeune à la grande époque de Mr. Bonatti. Et j’ai eu la chance de croiser par hasard les pas de plusieurs grands de l’époque. Je n’ai jamais osé leur adresser la parole. Mais j’ai révé ne serait-ce que voir, de loin, au moins une fois Walter Bonatti. Cela n’est jamais arrivé. J’étais vraiement très jeune et j’écoutais avec passion des personnes qui avaient tout à m’apprendre et qui n’étaient pas toujours en bonne intelligence entre eux. Mais ils avaient au moins tous un point d’accord. Lorsqu’ils parlaient de Walter Bonatti, c’était avec admiration et respect. Je n’ai jamais entendu quiconque émettre la moindre petite critique envers lui. Je m’en suis souvenu toute ma vie. Et aujourd’hui encore, à 65 ans, je reverais de le voir. Non pas pour le raser par des banalités qu’il a du entendre des centaines de fois. Mais seulement pour moi, et me dire lui aussi je l’ai vu. Monsieur Bonatti j’ai lu 20 fois  » A mes Montagnes  » et je sais que je le lirai encore. »

Gaston Rébuffat

est connu dans le monde entier, non seulement comme l’un des alpinistes majeurs de sa génération, mais aussi comme celui qui a su faire aimer la montagne grâce à ses nombreux livres, ses films et ses photographies. Les images signées Rébuffat sont synonymes de poésie et d’esthétisme, elles magnifient la haute montagne et créent un univers à la fois merveilleux et humain.
« Les montagnes ne vivent que de l’amour des hommes. Là où les habitations, puis les arbres, puis l’herbe s’épuisent, naît le royaume stérile, sauvage, minéral ; cependant, dans sa pauvreté extrême, dans sa nudité totale, il dispense une richesse qui n’a pas de prix : le bonheur que l’on découvre dans les yeux de ceux qui le fréquentent”
2013 11 mw labande

Voir le site des Editions Guérin à Chamonix

Et celui de la Librairie des Alpes Paris


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